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  • LA PÊCHE AU TRÉSOR


    La Pêche au Trésor

    Alain Jourdrain (aidjai)
    Peinture acrylique sur papier Clairefontaine, 360 g
    Vernis mat
    65 × 50 cm
    Février 2026

    Œuvre présentée au salon  » Le PRINTEMPS DES ARTS  » , Mars2026.

    « You are what you eat, that’s all there is to it. » chantait Frank Zappa.

    Autrement dit : nous serions ce que nous consommons.

    Mais alors une autre question se pose :
    qui sommes-nous vraiment ?

    Dans ce tableau, un homme est assis tranquillement sur une chaise. Il tient une canne à pêche avec sérieux, comme un pêcheur au bord d’un lac. Pourtant, la scène se déroule dans un intérieur très simple : ses pieds trempent dans une bassine d’eau.

    Il pêche là, juste sous lui.

    Cette image peut sembler étrange. Pourquoi chercher un trésor dans une bassine ?

    Peut-être parce que ce que nous trouvons dépend souvent de ce que nous cherchons. Le pêcheur lance sa ligne dans sa propre eau, dans un petit monde qui lui appartient déjà.

    Par la fenêtre apparaît ce qui ressemble à une lune. Mais en regardant mieux, on découvre qu’il s’agit d’une banane. Le ciel lui-même semble jouer avec notre regard.

    Dans notre époque, les moteurs de recherche et les algorithmes fonctionnent un peu de la même manière. Ils nous montrent souvent ce que nous aimons déjà, ce que nous pensons déjà, ce que nous sommes prêts à voir.

    Ils pêchent dans notre propre bassin.

    Alors peut-être que la question n’est pas seulement de savoir ce que nous mangeons ou ce que nous consommons.

    La question pourrait être :
    dans quelle eau lançons-nous notre ligne ?

    Et quel trésor espérons-nous y trouver ?

  • QU’EST CE QUE L’ENTRISME ?

    Qu’est-ce que l’entrisme ?

    Imaginez, les enfants, qu’un jour quelqu’un veuille entrer dans un groupe, une association ou même un pays, non pas pour participer comme les autres, mais pour le changer de l’intérieur.

    On appelle cela l’entrisme.

    Le mot vient simplement du verbe entrer. Mais ici, il signifie entrer quelque part avec une idée bien précise : influencer, transformer, parfois même prendre le contrôle petit à petit.

    Par exemple, imaginons un club où tout le monde aime jouer au ballon. Une personne pourrait décider de rejoindre ce club. Au début, elle joue comme tout le monde. Elle semble parfaitement intégrée. Puis, doucement, elle commence à convaincre les autres de changer les règles du jeu, d’abandonner certains joueurs, ou de transformer complètement le club.

    Ce changement ne se fait pas brusquement. Il se fait petit à petit, souvent sans que les autres s’en aperçoivent tout de suite.

    Dans les débats publics, on parle parfois d’entrisme pour décrire la manière dont certaines idées, certains groupes ou certaines influences tentent de s’installer à l’intérieur d’organisations, d’institutions ou de sociétés.

    C’est une notion dont parlent souvent les adultes dans la politique ou dans les journaux.

    Et maintenant, regardez bien le dessin.

    Au premier regard, on voit une dame élégante, bien installée dans sa robe. Mais si l’on observe attentivement, on découvre sous le tissu toute une série de petites jambes qui avancent discrètement.

    Comme si plusieurs choses se cachaient à l’intérieur d’une seule apparence.

    C’est peut-être cela, l’image de l’entrisme :
    quelque chose qui avance de l’intérieur, presque invisible au premier regard.

  • « TUEZ LES TOUS … »

    « L’intérêt général commence après mon intérêt privé. »

  • On n’est pas sérieux quand on a 71 ans.


    Éléphant pour un concours d’enfants

    My _Pink_Elefantazy (maquette préparatoire)

    Je participe à un concours de dessin manga organisé dans mon quartier.
    Habituellement, ce sont les enfants des écoles qui y participent.

    J’ai 71 ans et demi.

    Je me suis demandé si c’était sérieux.

    Puis j’ai dessiné un éléphant.

    Je ne sais pas très bien pourquoi un éléphant.
    Peut-être parce qu’il est grand et calme.
    Peut-être parce qu’il n’a rien à prouver.
    Peut-être aussi parce que je me souvenais qu’enfant, quand on ne sait pas quoi dessiner, on dessine ce que l’on sait déjà reconnaître.

    Le papier est brut.
    La peinture est simple.
    Le rose autour n’est pas un décor : c’est l’espace nécessaire pour que le dessin puisse exister sans avoir à convaincre.

    Ce concours n’est probablement pas fait pour moi.
    Et pourtant, c’est précisément pour cela que j’y participe.

    Les enfants dessinent sérieusement sans chercher à être des artistes.
    Les adultes cherchent souvent à être des artistes sans oser dessiner simplement.

    À mon âge, je peux peut-être tenter autre chose :
    dessiner sans projet, sans carrière, sans démonstration.

    Juste pour rejoindre, un instant, l’endroit où l’on dessine parce que c’est possible.

    Si le dessin paraît naïf, tant mieux.
    La naïveté n’est pas l’enfance.
    C’est la permission retrouvée.

  • RADIO PROZODY

    Radio Prosody

    Radio Prosody fait référence aux voix intérieures.
    Ces petites musiques, ces phrases sans destinataire,
    qui nous accompagnent au fil de la journée.

    Il m’arrive de penser à voix haute.

    Cette image n’illustre pas un discours.
    Elle sert de support à des textes variables,
    selon les moments, les humeurs, les nécessités.

    Comme une station intérieure,
    toujours en émission.