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  • QU’EST CE QUE L’ENTRISME ?

    Qu’est-ce que l’entrisme ?

    Imaginez, les enfants, qu’un jour quelqu’un veuille entrer dans un groupe, une association ou même un pays, non pas pour participer comme les autres, mais pour le changer de l’intérieur.

    On appelle cela l’entrisme.

    Le mot vient simplement du verbe entrer. Mais ici, il signifie entrer quelque part avec une idée bien précise : influencer, transformer, parfois même prendre le contrôle petit à petit.

    Par exemple, imaginons un club où tout le monde aime jouer au ballon. Une personne pourrait décider de rejoindre ce club. Au début, elle joue comme tout le monde. Elle semble parfaitement intégrée. Puis, doucement, elle commence à convaincre les autres de changer les règles du jeu, d’abandonner certains joueurs, ou de transformer complètement le club.

    Ce changement ne se fait pas brusquement. Il se fait petit à petit, souvent sans que les autres s’en aperçoivent tout de suite.

    Dans les débats publics, on parle parfois d’entrisme pour décrire la manière dont certaines idées, certains groupes ou certaines influences tentent de s’installer à l’intérieur d’organisations, d’institutions ou de sociétés.

    C’est une notion dont parlent souvent les adultes dans la politique ou dans les journaux.

    Et maintenant, regardez bien le dessin.

    Au premier regard, on voit une dame élégante, bien installée dans sa robe. Mais si l’on observe attentivement, on découvre sous le tissu toute une série de petites jambes qui avancent discrètement.

    Comme si plusieurs choses se cachaient à l’intérieur d’une seule apparence.

    C’est peut-être cela, l’image de l’entrisme :
    quelque chose qui avance de l’intérieur, presque invisible au premier regard.

  • On n’est pas sérieux quand on a 71 ans.


    Éléphant pour un concours d’enfants

    My _Pink_Elefantazy (maquette préparatoire)

    Je participe à un concours de dessin manga organisé dans mon quartier.
    Habituellement, ce sont les enfants des écoles qui y participent.

    J’ai 71 ans et demi.

    Je me suis demandé si c’était sérieux.

    Puis j’ai dessiné un éléphant.

    Je ne sais pas très bien pourquoi un éléphant.
    Peut-être parce qu’il est grand et calme.
    Peut-être parce qu’il n’a rien à prouver.
    Peut-être aussi parce que je me souvenais qu’enfant, quand on ne sait pas quoi dessiner, on dessine ce que l’on sait déjà reconnaître.

    Le papier est brut.
    La peinture est simple.
    Le rose autour n’est pas un décor : c’est l’espace nécessaire pour que le dessin puisse exister sans avoir à convaincre.

    Ce concours n’est probablement pas fait pour moi.
    Et pourtant, c’est précisément pour cela que j’y participe.

    Les enfants dessinent sérieusement sans chercher à être des artistes.
    Les adultes cherchent souvent à être des artistes sans oser dessiner simplement.

    À mon âge, je peux peut-être tenter autre chose :
    dessiner sans projet, sans carrière, sans démonstration.

    Juste pour rejoindre, un instant, l’endroit où l’on dessine parce que c’est possible.

    Si le dessin paraît naïf, tant mieux.
    La naïveté n’est pas l’enfance.
    C’est la permission retrouvée.

  • RADIO PROZODY

    Radio Prosody

    Radio Prosody fait référence aux voix intérieures.
    Ces petites musiques, ces phrases sans destinataire,
    qui nous accompagnent au fil de la journée.

    Il m’arrive de penser à voix haute.

    Cette image n’illustre pas un discours.
    Elle sert de support à des textes variables,
    selon les moments, les humeurs, les nécessités.

    Comme une station intérieure,
    toujours en émission.

  • Amazone chassant le loup, dans les bois de Saint Cucufa La bannière

    /Amazone chassant le loup

    Il n’y a pas de scène héroïque ici.
    Il y a une collision.

    L’Amazone ne poursuit pas un animal,
    elle affronte une force qui lui résiste.

    Le loup n’est ni symbole, ni victime.
    Il est ce qui ne se laisse pas réduire.

    Couleurs, lignes et tensions s’entrechoquent
    comme les récits, les peurs et les désirs
    que nous projetons sur ce que nous nommons l’autre.

    Rien n’est résolu.
    Et c’est précisément là que l’image commence.


    J’aime parfois créer des accords dissonants,
    faux comme des sons de punk rock.

    Cette œuvre est née d’un simple crayonné,
    photographié, puis repris à la tablette
    et retravaillé avec GIMP.

    Des outils modernes, sans hiérarchie,
    utilisés non pour lisser l’image
    mais pour en accentuer les tensions.

    Le numérique ici ne corrige pas.
    Il amplifie.